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The Sky Crawlers

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Bastian Meiresonne 4.25
abuzeur 1.5


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

ZzzzZZzz

Beaucoup de poudre aux yeux pour un film animé bien ennuyeux en fin de compte.

Déjà que je n'étais pas très fan du genre, c'est pas prêt de s'arranger...

16 mars 2010
par koalaurent


Knockin' on heaven's door

Œuvre mineure dans la foisonnante filmographie d'Oshii, "Sky Crawlers" ne représente pas moins un aboutissement de toutes les thématiques déjà abordées dans ses précédentes œuvres. Et à en faire moins, l'intrigue gagne autant en mystère et en qualité, par rapport au trop-plein de son précédent "Ghost in the shell 2".
 
Car force est de constater, qu'il ne se passe rien – ou si peu de choses – dans cette adaptation de la série des romans écrits par Mori Hiroshi. S'il y avait un parallèle littéraire à tirer à l'œuvre d'Oshii (lui, qui aime tant les références culturelles), ce serait sans aucun doute au "Désert des Tartares" de Dino Buzzati: des personnages dans l'attente d'une bataille, qui n'aura jamais vraiment lieu. Ces longues attentes auront au moins pour conséquence sur les personnages d'en apprendre plus sur eux-mêmes…et justement, il semble planer plus d'un secret sur certains des "Kildren", sur l'organisation pour laquelle ils travaillent et les mystérieux lieux auxquels ils accèdent.
 
C'est d'ailleurs toutes ces zones opaques et mystérieuses, qui font tout l'intérêt du film. Tout le contraire d'une enquête, les détails se dévoilent d'eux-mêmes au fur et à mesure, à des moments où on les attend le moins. Jamais aucun des personnages ne prendra le devant pour en apprendre plus; toujours seront-ils dans l'expectative et attendront que les indices leur tombent tout cuit dans la bouche. Un sacré dynamitage en règle de la part d'un auteur (Mori), plus connu pour ses enquêtes policières, que pour ses visions d'anticipations.
 
Pourtant, c'est bien de l'anticipation, qu'il s'agit. Anticiper le mouvement de son adversaire, là-haut dans le ciel, pour tenter e s'en sortir vivant de la confrontation avec l'adversaire largement invisible. Pourtant, à terre, les personnages semblent comme figés dans leur manière de raisonner. Si bien que le spectateur pense toujours avoir une longueur d'avance sur ce qui va suivre…et pourtant rien ne va le préparer à l'incroyable révélation finale…
 
Une révélation, qui va parachever le film de constituer une merveilleuse réflexion sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte avec l'attente et les attentes, les tendances suicidaires liées à l'âge, mais aussi le difficile apprentissage pour bientôt pénétrer dans un âge adulte impitoyable (les adultes se livrent une guerre), auquel on ne comprend pas toujours tout (les ordres d'attaque sont contradictoires…et puis d'abord: à quoi bon se battre ?). Dommage seulement, que Oshii ôte une part de l'imaginaire en explicitant clairement sa pensée dans une fin surajoutée en toute fin du film, après le défilement du générique.
 
Si Oshii signait là son premier film, on hurlerait sans aucun doute au chef-d'œuvre; en l'état, ça reste juste une putain d'œuvre d'un homme incroyablement lucide et éveillé sur le monde qui l'entoure.


17 février 2009
par Bastian Meiresonne


Requiescat in pace...

Sky Crawlers, ou la triste impression d'assister à l'acte de décès d'un grand réalisateur bouffé par sa prétention et sa neurasthénie.
Je ne connais pas l'oeuvre originale, mais son auteur lui a bien lu 1984 et Les seigneurs de l'instrumentalité dont il reprend le traitement de la guerre (moyen de contrôle des masses et de maintien du statu quo dans l'un, réalisé via des combats rituels mis en scène façon gladiateur du ciel dans l'autre), saupoudrant le tout d'un zeste d'Eva (les "Kildren") et de Beautiful Dreamer (l'univers cyclique) pour rester chez Oshii.

Concrètement, cela nous donne un film de 2h durant lequel un groupe de jeunes pilotes rattachés à une base entourée d'une belle pelouse s'ennuie ferme entre deux missions contre des ennemis "officiels" mais non identifiés. Tous ces personnages semblent souffrir d'une profonde dépression chronique. Et je ne parle pas là de procrastination inquiète comme chez le jeune cousin de la Gainax. Non, ici on se contente d'errer comme des âmes en peine, clope et bière au bec, lâchant parfois quelques vagues sentences sur le sens ou le non-sens de la guerre.

Alors, les combats aériens sont magnifiquement filmés, mais en l'absence de tout enjeu, on s'en désintéresse assez vite et on regrette qu'ils n'aient pas été transplantés dans un film plus classique et efficace.

Le problème majeur vient de la gestion du temps par Oshii, qui semble désormais penser qu'il suffit d'étirer démesurément les scènes sans action et de diffuser son scénario minimaliste en menues allusions avortées pour faire intelligent. Malheureusement, c'est l'inverse qui se produit et contrairement à Ghost in the Shell qui savait engendrer la contemplation tout en gérant parfaitement son rythme (1h23!) et sans négliger de fournir les informations nécessaires au spectateur, cette morne plaine sous valium nous présente un horizon sans la moindre aspérité où fixer l'intérêt.

Il en ressort une chose: quand Oshii laisse libre cours à son nihilisme pathologique sans l'opposer à des barrières qu'il aurait au moins à surmonter ou démonter (la technologie et/ou l'humanisme selon le film), le résultat est affligeant.

Reste ce motif d'une jeunesse forcée à "jouer aux adultes" (la bière, la prostitution, les cigarettes et l'uniforme) tout en étant manipulée par eux, poussé ici à son paroxysme. Mais ce motif n'a rien de nouveau puisqu'il n'est autre que le point de départ et le paradigme qui sous-tend toute la production (pop)culturelle japonaise d'après-guerre. Tout juste le film le remet-il au goût du jour en nous montrant des jeunes péroxydés, aussi blasés que naïfs et vivant un quotidien sans fin qui pourrait bien être celui des jeunes freeters tokyoïtes (ainsi, plus que la guerre, c'est la situation actuelle du marché du travail au Japon et sa "nouvelle donne" qui frappe des jeunes n'ayant d'autre choix que de se "soumettre" qui semble constituer le vrai thème du film, au coeur du débat public actuel, comme le fait remarquer le héros volontairement aveugle à la réalité de son exploitation: "on est payés pour ca, c'est juste du business").
Oshii sur ce plan fait malheureusement preuve de plus de mépris que de compassion, et ne dépasse pas le bilan qui avait déjà été tiré en son temps par Anno ("you cannot advance"). Son film, en plus d'être prétentieux et méprisant, se révèle donc inutile.

02 avril 2009
par abuzeur


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